Charte de déontologie
Le coaching repose sur la confiance. Pour qu’il soit utile, la personne accompagnée doit pouvoir s’exprimer librement, questionner ce qui se joue et explorer des aspects de sa situation qu’elle n’avait jamais examinés.
La présente charte définit les engagements d’Axel MARTIN dans l’exercice de son activité de coaching. Elle s’applique à tout accompagnement, qu’il soit sollicité directement ou à l’initiative d’une entreprise.
1. Confidentialité
Le coach est tenu à une stricte obligation de confidentialité. Le contenu des séances n’est communiqué ni à l’entourage professionnel de la personne accompagnée, ni à son entreprise, ni à aucun tiers.
Les notes prises pour préparer les séances et assurer le suivi restent strictement personnelles. Elles sont conservées pendant la durée de l’accompagnement, puis supprimées au plus tard douze mois après sa fin.
Aucune séance n’est enregistrée sans l’accord explicite de la personne accompagnée.
La seule exception à cette obligation concerne une situation où la sécurité de la personne ou celle d’un tiers serait gravement menacée. Le coach se réserve alors le droit de sortir du cadre de confidentialité et d'entreprendre toute action qu'il estime appropriée à la situation.
2. Liberté de décision et obligation de moyens
Le coach ne décide pas à la place de la personne accompagnée et ne lui indique pas quelle décision prendre. Son rôle est de l’aider à prendre du recul, à comprendre ce qui se joue et à faire émerger ses propres réponses.
Il respecte les valeurs de la personne accompagnée, y compris lorsqu’elles diffèrent des siennes, et veille à ne pas faire usage de la confiance qui lui est accordée pour l’orienter vers ses propres convictions.
Les décisions et leurs conséquences appartiennent à la personne accompagnée. Le coach est tenu à une obligation de moyens : il s’engage sur la qualité de son accompagnement, et non sur un résultat qui dépend des choix de la personne.
3. Coaching à l’initiative d’une entreprise
Un coaching ne peut fonctionner que s’il repose sur une démarche volontaire. Lorsqu’une entreprise propose un accompagnement à l’un de ses collaborateurs, le coach s’assure, lors d’un premier échange, que la personne est réellement d’accord pour s’engager. À défaut, l’accompagnement ne débute pas.
L’entreprise peut recevoir un retour sur le cadre de la mission et son avancement. Ce retour se limite à ce qui a été défini ensemble au départ et ne porte jamais sur le contenu des séances. Ses modalités sont fixées avant le démarrage, et aucune information n’est transmise sans que la personne accompagnée en ait pris connaissance au préalable.
4. Distinction entre coaching et thérapie
Le coaching et le soin psychologique répondent à des objectifs différents. Le coaching accompagne une démarche de réflexion, de changement et de développement, à partir de la situation actuelle de la personne et de ce qu’elle souhaite construire.
Lorsqu’une situation dépasse ce cadre et relève d’un professionnel de santé, le coach le signale clairement et oriente la personne vers l’interlocuteur le plus adapté. Cette orientation ne constitue pas un échec de l’accompagnement : elle relève du respect des limites du métier.
5. Limites d’intervention et conflits d’intérêts
Le coach n’accepte pas une mission qui dépasse ses compétences ou son champ d’intervention ; il oriente alors vers un professionnel plus adapté. Il conserve par ailleurs la liberté de refuser un accompagnement qu’il ne serait pas en mesure de mener dans de bonnes conditions.
Il veille à éviter tout conflit d’intérêts. Il n’accompagne pas séparément deux personnes impliquées dans une même situation, lorsque cela l’amènerait à détenir la confidence de l’une sur l’autre. Lorsqu’un dirigeant et l’un de ses collaborateurs souhaitent travailler ensemble sur une difficulté commune, cela se fait dans un cadre partagé, défini avec chacun avant de commencer.
Si un conflit d’intérêts se présente, le coach peut être amené à décliner un accompagnement sans en préciser les raisons, afin de préserver la confidentialité d’une autre personne.
Le coach n’accepte aucune commission ni aucun avantage d’un tiers à l’insu de la personne accompagnée. Lorsqu’un accord existe avec un partenaire ayant orienté la personne, celle-ci en est informée.
6. Utilisation des outils
Au cours de l’accompagnement, le coach peut transmettre des outils, exercices ou supports. La personne accompagnée peut se les approprier pour son usage personnel.
Ces outils sont conçus pour être utilisés dans le cadre d’un accompagnement ; employés seuls ou auprès d’autres personnes, ils peuvent perdre leur efficacité, voire produire des effets contraires. Leur utilisation en dehors des séances relève de la responsabilité de la personne qui les emploie.
7. Autonomie et fin de l’accompagnement
Un accompagnement n’a pas vocation à devenir permanent. Il s’inscrit dans un cadre et un objectif définis ensemble au départ, et vise à développer l’autonomie de la personne accompagnée.
Lorsque le coach estime que l’objectif fixé est atteint, il le dit, y compris lorsque cela va à l’encontre de son intérêt commercial.
Si la personne souhaite mettre fin à l’accompagnement avant son terme, une séance de clôture permet de faire le point et de conclure le travail engagé.